Infos d'un autre temps . . .
Écrit par Jean-Paul GROS
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le 30-12-2009
en 1910 l'Argentière était une des deux plus grosses centrales alpestres . . . l'emplacement de l'Argentière ... était également favorable à l'installation d'une grosse usine de transformation ... avait l'avantage d'offrir de la place à foison pour les bâtiments industriels ... il restait encore de la place pour des maisons ouvrières, et on ne s'est pas fait faute d'en construire. D'autre part la voie ferrée ... de plain-pied avec l'usine qui se reccordait à ses voies ...se branche sur le réseau général ... ouvre ainsi des relations aisées avec les régions mèridionales...
Nous connaissons maintenant les conditions de production de l'usine. Il nous reste à voir comment elle fonctionne, c'est à dire comment l'utilisation de la main d'oeuvre s'adapte aux fluctuations de l'ernergie et des fabrications. C'est là, le point crucial. La main d'oeuvre. La grande affaire est de parer au déséquilibre qu'engendre le régime hydraulique des deux rivières. A la belle saison, des eaux surabondantes, une forte production d'énergie, donc la possibilité de pousser les fabrications et d'employer un plus nombreux personnel. Mais en hiver, où la puissance se restreint avec la baisse des eaux, il faut réduire à proportion les opérations qui dépendent de l'application de la force électrique et débaucher une partie de la main d'oeuvre qu'elles emploient. Ce débauchage est d'aurant plus désagréable qu'au cours de cette saison d'hiver beaucoup de paysans du voisinage sont prêts à offrir leurs bras, tandis qu'en été, lorsqu'on a besoin de personnel, ces mêmes paysans font la sourde oreille et se donnent entiers à leurs besognes rurales. Pas assez de monde quand l'énergie foisonne, trop de travailleurs lorsqu'elle s'amenuise; tel est le problème qui pèse depuis les débuts sur l'industrie alpine liée à la houille blanche et qui lui vaut une gênante instabilité de main d'oeuvre. ... (la suite toute, aussi passionnante ne concerne pas l'année 1910 . . .)
extrait d' "Actualités : L'usine de l'Argentière (Hautes-Alpes)" par Raoul BLANCHARD*
au cours de l'année 1949 petite monographie géographique d'une usine alpestre.
(* géographe français, enseignant à l'université de Grenoble à partir de 1906, il consacre l'essentiel de son activité scientifique à l'étude des Alpes françaises)
autre actualités pour 1910 sur notre département : la "Font Vineuse" de Saint-Pierre d'Argençon : du point de vue productif, l’exploitation de l'eau minérale démarra en 1910/1912, l'usine tira à son apogée de la source été comme hiver, 1800 litres à l'heure, soit une production annuelle de 13 millions de litres, que l'on mettait sous verre après avoir lavé les bouteilles à l'eau filtrée, bouteilles bouchées, capsulées puis expédiées. L’exploitation industrielle s’acheva dans les années 70. http://www.alpes-guide.com/Sources/Patrimoine/fiche2.asp?psite=83 Le Musée Départemental : Le premier "Musée Archéologique Départemental" fut créé en 1804 par le Baron Ladoucette, dans les bâtiments de l'ancien séminaire rue de Provence, aujourd'hui rue Colonel Roux. C'est beaucoup plus tard, en 1901, que le projet de construire un musée à l'emplacement actuel (en bordure de la pépinière transformée en parc public où l'on peut encore admirer les différentes espèces plantées au siècle dernier, le kiosque à musique y fut inauguré en 1911) fut lancé grâce à l'émission d'une loterie nationale. Le Musée Départemental fut inauguré les 25 et 26 Septembre 1910 à l'occasion des fêtes de la Saint-Arnoux. http://www.tourismefrance.org/villreg/region/Paca/HautAlpe/gap.asp Le col de Vars : la "D902" ou quand une route devient légende : en 1910 que se concrétisait le rêve du Touring Club : la plus belle route de montagne au monde était crée, du lac Léman à la mer Méditerrannée, 700 km et 16 cols à franchir dont le col de Vars... Le col de Vars sera franchi pour la première fois le 1er Juillet 1911 par la compagnie des Autocars PLM avec un millier de voyageurs transportés au cours de la première saison. L'occasion d'un peu d’histoire: l’origine du nom VARS, vient du latin “VARCIUM” qui signifie “COL” ou “PASSAGE”. Le Col de Vars, perché à 2109 m d’altitude constitue une étape de choix. Dès 1349, le Dauphiné et les Hautes-Alpes sont rattachés à la France, le col est un lieu de passage entre la France et l’Italie avec le défilé des armées. dont celles de François 1er en 1515. page 8 http://hautes-alpes.net/web/espacepro/presse/dp/VARS_E07.pdf. (Réalisation : Office de Tourisme de Vars)
Dernière mise à jour : ( 31-08-2011 )